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New Deal pour les correspondants Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
19-03-2010
api-egaLes correspondants travaillant pour des médias étrangers à Bruxelles ont lancé aujourd'hui un appel urgent aux institutions de l'Union européenne pour qu'elles coopèrent plus étroitement et plus ouvertement avec les journalistes internationaux basés en Belgique.

Dans une RESOLUTION (cliquer ici pour le texte) adoptée à l'unanimité, lors d'une assemblée générale extraordinaire convoquée par l'Association de la Presse Internationale (API/IPA) suite à la chute du nombre de correspondants basés à Bruxelles, les journalistes ont donné mandat au Conseil de l'API de s'assurer dans les discussions à venir, en particulier avec la Commission européenne et le Conseil de l'UE, que davantage d'informations soient fournies à l'avance par le biais de briefings on the record, off the record et de background.
Un amendement adopté juste après le débat demande par ailleurs au Conseil de l'API d'évoquer la possibilité d'utiliser davantage le système de l'embargo pour ce qui relève des informations écrites. Les journalistes ont aussi insisté sur l'éventualité de fournir à la presse accréditée un accès à toutes les décisions adoptées par procédure écrite et ce, dès l'instant où elles sont prises.

« Nous disposons à présent d'un mandat clair. Pour l'API, la question d'une stratégie de communication appropriée ne peut que signifier l'obtention d'un maximum d'informations et de contenu. Il est essentiel que les représentants de la presse à Bruxelles remplissent leur devoir de fournir une information indépendante, de qualité et non filtrée », a déclaré le président de l'API Lorenzo Consoli après la réunion.

Dans une SECONDE RESOLUTION (cliquer ici pour le texte), également adoptée à l'unanimité, les journalistes ont défendu l'idée de créer un statut des correspondants de presse permanents auprès des institutions de l'UE. Un tel statut devrait recevoir l'aval des autorités belges et européennes et prendre clairement en compte le fait que, bien qu'ayant leur résidence et leur lieu principal de travail à Bruxelles, les journalistes séjournent en Belgique en premier lieu parce que les institutions internationales ont leur siège dans ce pays.

Sur la base de ce statut, une carte permanente et unique devrait être introduite pour permettre un accès approprié à tous les bâtiments des institutions européennes et à toutes les réunions, y compris celles du Conseil européen qui devraient, semble-t-il, avoir lieu dans un avenir proche de façon de plus en plus régulière. Le nouveau statut devrait en outre apporter des solutions satisfaisantes pour les éternelles questions de la double imposition et de la couverture par la sécurité sociale en Belgique qui sont devenues un obstacle majeur et la cause de nuisances pour le travail des correspondants étrangers.

Lors de l'assemblée générale, les journalistes ont d'autre part mandaté l'API pour qu'elle examine avec les institutions européennes et les gouvernements nationaux les moyens d'assurer aux enfants de journalistes l'accès à une éducation appropriée dans leur popre langue à Bruxelles.

Enfin, le Conseil de l'API a pris note de la CONTRIBUTION (cliquer ici pour le texte) de deux collègues français appelant à respecter pleinement l'accord sur le régime bilingue passé en 1994 entre la Commission européenne et l'API ainsi que l'utilisation du français et de l'anglais en salle de presse.

L'API reste déterminée à organiser dans le futur ses propres conférences de presse, des rencontres avec des experts et des briefings de background pour créer un paysage médiatique plus démocratique à Bruxelles.
 


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