
Les correspondants
travaillant pour des médias étrangers à Bruxelles ont lancé aujourd'hui
un
appel urgent aux institutions de l'Union européenne pour qu'elles
coopèrent
plus étroitement et plus ouvertement avec les journalistes
internationaux basés
en Belgique.
Dans une
RESOLUTION (cliquer ici pour le texte) adoptée à l'unanimité, lors d'une assemblée générale
extraordinaire
convoquée par l'Association de la Presse Internationale (API/IPA) suite à
la chute
du nombre de correspondants basés à Bruxelles, les journalistes ont
donné mandat
au Conseil de l'API de s'assurer dans les discussions à venir, en
particulier
avec la Commission européenne et le Conseil de l'UE, que davantage
d'informations soient fournies à l'avance par le biais de briefings on
the
record, off the record et de background.
Un amendement
adopté juste après le débat demande par ailleurs au Conseil de l'API
d'évoquer
la possibilité d'utiliser davantage le système de l'embargo pour ce qui
relève
des informations écrites. Les journalistes ont aussi insisté sur
l'éventualité
de fournir à la presse accréditée un accès à toutes les décisions
adoptées par
procédure écrite et ce, dès l'instant où elles sont prises.
«
Nous disposons à présent d'un
mandat clair. Pour l'API, la question
d'une stratégie de communication appropriée ne peut que signifier
l'obtention
d'un maximum d'informations et de contenu. Il est essentiel que les
représentants de la presse à Bruxelles remplissent leur devoir de
fournir une
information indépendante, de qualité et non filtrée », a
déclaré le président
de l'API Lorenzo Consoli après la réunion.
Dans une
SECONDE RESOLUTION (cliquer ici pour le texte), également adoptée à l'unanimité, les journalistes ont
défendu
l'idée de créer un statut des correspondants de presse permanents auprès
des
institutions de l'UE. Un tel statut devrait recevoir l'aval des
autorités
belges et européennes et prendre clairement en compte le fait que, bien
qu'ayant leur résidence et leur lieu principal de travail à Bruxelles,
les
journalistes séjournent en Belgique en premier lieu parce que les
institutions
internationales ont leur siège dans ce pays.
Sur la base de ce
statut, une carte permanente et unique devrait être introduite pour
permettre
un accès approprié à tous les bâtiments des institutions européennes et à
toutes les réunions, y compris celles du Conseil européen qui devraient,
semble-t-il, avoir lieu dans un avenir proche de façon de plus en plus
régulière. Le nouveau statut devrait en outre apporter des solutions
satisfaisantes pour les éternelles questions de la double imposition et
de la
couverture par la sécurité sociale en Belgique qui sont devenues un
obstacle
majeur et la cause de nuisances pour le travail des correspondants
étrangers.
Lors de l'assemblée
générale, les journalistes ont d'autre part mandaté l'API pour qu'elle
examine
avec les institutions européennes et les gouvernements nationaux les
moyens
d'assurer aux enfants de journalistes l'accès à une éducation appropriée
dans
leur popre langue à Bruxelles.
Enfin, le Conseil de l'API a pris note de
la
CONTRIBUTION (cliquer ici pour le texte) de deux collègues français appelant à respecter pleinement
l'accord sur le régime bilingue passé en 1994 entre la Commission
européenne et
l'API ainsi que l'utilisation du français et de l'anglais en salle de
presse.
L'API reste
déterminée à organiser dans le futur ses propres conférences de presse,
des
rencontres avec des experts et des briefings de background pour
créer un paysage médiatique plus démocratique à
Bruxelles.