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Pour un statut des correspondants UE |
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10-03-2010 |
Projet de Résolution à soumettre à l' AG du 18.3.2010
L´Association de la Presse Internationale (API) se prononce en faveur de
l´établissement d´un statut spécifique pour les correspondants de presse permanents auprès des Institutions de l'Union
Européenne. En effet, bien qu´ayant leur résidence et leur lieu principal de
travail à Bruxelles, leur présence en Belgique est en premier lieu dû à la
présence des institutions internationales dans ce pays.
La principale tâche
professionnelle consiste en effet à couvrir les activités des institutions
internationales. De par leurs obligations professionnelles les correspondants sont
par ailleurs souvent tenus à s'absenter
du territoire du pays hôte pour se rendre de façon régulière à
Luxembourg et/ou à Strasbourg ainsi que dans divers autres lieux de l´UE.
Le
statut spécifique des correspondants de presse permanents auprès des
Institutions de l'UE répondrait de façon appropriée au caractère spécifique du
travail de ce groupe de journalistes. Il requiert des décisions qui relèvent
aussi bien de la compétence des autorités du pays hôte, la Belgique, que de
celles de l'Union Européenne.
Il s´agit en particulier de prévoir :
-
L`octroi d'une carte permanente et unique pour toutes les Institutions y
compris pour les Conseils Européens formels et informels et les conférences
organisées par les présidences tournantes successives. En accord avec les
autorités belges il devrait être assuré que cette carte, exclusivement réservée
aux journalistes professionnels soit reconnue par les autorités belges comme
tout à fait équivalente à tous les égards à la carte de presse nationale émise
par les soins du ministère belge de l'intérieur.
Une autre solution
consisterait à prévoir l'accès automatique des porteurs de la carte permanente
à la carte de presse nationale, notamment dans le cadre de la politique de bon
accueil dont se réclame le gouvernement belge envers l'ensemble des
institutions et activités qui se sont établies dans leur sillage. Une telle
solution est nécessaire pour éviter que les correspondants de presse ne soient
plongés de façon quasi permanente dans des procédures administratives
fastidieuses quasi permanentes pour le renouvellement et la validation de leurs
accréditations, ceci en particulier si le projet du président du Conseil
Européen d'une réunion mensuelle du Conseil Européen devait se réaliser.
- Il doit être garanti que la carte permanente soit exclusivement accessible
aux journalistes professionnels. L´API demande que cette question fasse l'objet
de négociations avec les autorités belges. Pour éviter que l'obtention de la
carte de presse permanente ne puisse ne puisse servir à des fins autres que
journalistiques (notamment pour des activités de lobby et de PR), l´association
s´engage à garantir l´application stricte des
critéres d´accréditation.
Les détenteurs de la nouvelle carte unique devraient avoir le droit d'accès
aux bâtiments des Institutions Européennes à Bruxelles et ailleurs, et cela
sans contrôle préalable ni de leurs sacs avec matériel de travail ni de leurs
ordinateurs. Cette pratique - à négocier
avec la Commission - pourrait se réaliser
sur le modèle instauré à l'OTAN.
-
La reconnaissance du statut de "correspondant de presse permanent" auprès
de l'UE devrait comporter des facilités d'accès pour les enfants de ces
journalistes aux Ecoles Européennes aux mêmes conditions que les enfants de
parents non-fonctionnaires. Pour cet accord les contacts déjà noués avec la
Commission et les autorités belges doivent être poursuivis et devraient aboutir
avant le début de la prochaine année scolaire.
- Cet accord sur le modèle de celui créé avec l'assentiment des autorités
belges pour les Assistants Parlementaires du PE qui n'ont pas accès au statut
de fonctionnaire devrait comme pour ceux-là également permittre de résoudre les
problèmes d'ordre fiscal et de couverture par la sécurité sociale qui résultent
du chevauchement des activités spécifiques sur les territoires de différents
Etats membres.
Par cette demande l'API ne tend pas à obtenir des privilèges
quelconques dans le traitement des correspondants étrangers établis à
Bruxelles, mais insiste sur le fait qu'enfin une solution appropriée soit
apportée aux problèmes causés par une
multitude de règles et prescriptions, souvent sujettes à des interprétations -
parfois même d'applications - divergentes de la part des différentes autorités
concernées et de les mettre à l'abri de surprises réellement intolérables de la
part de certaines d'entre elles.
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